David Fonteix  |  Game Dreamer & Happy Musician

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Mes jeux de la vie
- parcours vidéoludique -

10 juillet 2015 (maj - 19/07/2016)

Ma pratique des jeux vidéo a commencé un peu tard : c'est en effet la première Playstation (avec Coupe du Monde 98) qui a scellé cette passion qui allait me poursuivre jusqu'à aujourd'hui, et même plus longtemps encore. Avant cela, j'ai donc beaucoup joué aux petits soldats, lego ou autres kapla, chose essentielle je pense dans le développement d'un enfant. Je ne regrette donc pas d'avoir raté 8 années de jeux vidéo, bien que ça implique de ne pas avoir connu la super nes.

Je suis ainsi plus un joueur console, par définition en tout cas puisque je ne joue véritablement sur PC que depuis 2012. Le fait d'avoir commencé avec la Playstation a fait que je suis resté longtemps attaché à cette marque. Cela m'a pris du temps pour m'ouvrir et rattraper les classiques d'autres constructeurs, notamment Nintendo. J'ai ainsi eu une période de retro gaming mais le budget et le manque de temps en ont eu raison assez rapidement. Les grandes licences de Sega et Nintendo sont donc mes 2 grandes faiblesses. Non, je n'ai jamais joué aux premiers Sonic ni à Ocarina of Time ou Mario 64. Et me dire que je ne peux pas me considérer comme un "vrai joueur" parce que je n'ai pas joué à tel ou tel classique relève pour moi de l'absurdité. Il est impossible de jouer à tout, sauf si c'est notre métier.

C'est peut-être d'ailleurs pour ça que je ne suis pas non plus partisan du fameux "c'était mieux avant". Pas que j'ai une très grande estime pour les jeux qui sortent non finis ou les DLC abusifs, mais je trouve qu'il y a de nos jours une très grande variété de jeux qui peut plaire à tout type de joueurs. Notamment des jeux exigeants, souvent le principal reproche que font ces "défenseurs du passé" envers les jeux modernes. Heureusement, j'en vois de moins en moins.

Un autre point, qui m'inquiète d'avantage, concerne la tournure hyper consommatrice qu'a pris le marché du jeu vidéo. J'en fais d'ailleurs moi-même partie : j'ai été le premier à remplir ma bibliothèque Steam de bundles et à attendre les soldes. Le problème est que j'ai accumulé tellement de jeux que je ne prends plus le temps d'en faire un seul, et que j'en aurais pour 3 vies pour tous les faire. Plus grave encore, on perd de vue leurs valeurs, ne les achetant que rarement au-delà de 10€.
Aujourd'hui, j'achète donc mes jeux avec plus d'attention et y consacre le plus de temps que je peux. Une démarche que je trouve plus respectueuse envers le travail des développeurs et qui s'applique tout aussi bien pour nos autres types de consommation d'ailleurs (internet notamment).

Bon.. après cette (longue) parenthèse, il est peut-être temps de revenir sur le sujet de cet article, à savoir les jeux qui m'ont marqué. Cultes, passe-temps, claques.. tous ces titres ont eu de l'importance dans ma vie de joueur et en voici les raisons (liste mise à jour) :

Crash Team Racing

La première série qui m'ait marquée sur Playstation : Crash Bandicoot. J'ai passé un nombre incalculable d'heures sur cette trilogie, Crash Bash, et surtout Crash Team Racing. Bien sûr, j'ai réalisé plus tard que ce n'était qu'un rip-off de Mario Kart, mais je trouve qu'il n'a pas à rougir, surtout avec son mode histoire.

Tekken 3

Premier jeu de combat auquel j'ai pu jouer, ça a été une claque. Les persos, les modes de jeu, l'ambiance, j'aimais tout dans ce jeu. Le fameux "xoxoxoxo" d'Eddy, les attaques qui tuent en un coup de Paul et de Yoshimitsu, le mode volley-ball et le faux Streets of Rage.. Je n'étais pas un grand joueur mais je me suis beaucoup amusé dessus. C'est aussi le seul épisode que j'ai réellement aimé.

Final Fantasy

Dernière série à m'avoir réellement marqué sur la première Playstation. Je n'y connaissais encore rien en jeux vidéo, je ne me renseignais pas comme aujourd'hui. C'est ainsi sur PS2 avec FF X-2 que j'ai commencé la série, par un coup du sort. Sans surprise, je n'ai pas trop accroché (je le finirais néanmoins plus tard). Un ami m'a alors prêté FF7 et FF8, et là, ça a été la baffe ! (alors que j'avais déjà basculé sur PS2). C'est à partir de ce moment que j'ai vraiment commencé à m'intéresser aux jeux vidéo, et plus particulièrement aux RPG japonais. J'ai ainsi rattrapé mon retard sur cette série via des émulateurs, et fait tous les opus depuis (sauf les MMO et le XIII-3). J'admire ses prises de risque à chaque épisode, le fait de redécouvrir un nouvel univers, un nouveau système de combat.. Je m'en suis légèrement détourné depuis la saga XIII, bien que j'ai apprécié le XIII-2, mais j'attends vraiment le XV aujourd'hui. Et que dire de ces OST !

Pokemon

Je n'avais pas beaucoup de jeux sur Gameboy Color, mais c'est sans doute celui auquel j'ai le plus joué. Pokemon version bleue, puis jaune. Des dizaines et dizaines d'heure de capture, d'évolution, de team rocket, de badges, de surf.. Je n'ai plus retouché à cette série depuis l'épisode Argent, mais il m'arrive encore de chantonner la musique du vélo.
J'ai ensuite pas mal joué à la Game Boy Advance, mais je suis passé à côté de pas mal de titres réputés (golden sun, Metroid..). Je retiendrai néanmoins de cette période Fire Emblem the Sacred Thrones, qui m'a occupé de nombreuses heures (ça prend du temps de ne jamais laisser une seule unité mourir).

Dragon Ball Z Budokai et Tenkaichi

On arrive à l'ère Playstation 2. Sûrement la console à laquelle j'ai le plus joué. Un des fils rouges de cette console sont les jeux Dragon Ball Z. En grand fan de la série (je ne loupais pas un seul épisode, sur MCM à l'époque), j'ai bien sûr attendu chaque épisode de Budokai puis de Tenkaichi avec impatience, et ne fus jamais déçu. Ce furent d'ailleurs mes derniers jeux DBZ vu la transition douloureuse sur PS3.

Dynasty Warriors

Musou prolifique sur l'histoire des 3 Royaumes de Chine, véritable défouloir où l'on peut envoyer valser des dizaines d'unités à chaque coup d'épée, cette série est souvent mésestimée, considérée comme un parent pauvre du beat them all. Il est vrai qu'elle se repose grandement sur ses lauriers, surtout au niveau de la technique. Malgré tout, j'ai commencé par le 2è épisode (au hasard une nouvelle fois), et je n'ai plus décroché depuis, comme une sorte de plaisir coupable. La déclinaison Empire de cette licence lui a apporté un soupçon de stratégie, ajout très appréciable. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'ambiance et l'histoire jouent pour beaucoup dans l'affection que je porte à ces softs. J'ai passé beaucoup de temps dans les différentes encyclopédies afin d'en apprendre plus sur la légende des 3 Royaumes. Et ce ne sont pas des jeux faciles non plus : tous les joueurs qui s'y sont essayés doivent sûrement se rappeler de leur première rencontre avec Lu Bu, et son thème qui pue la classe.

Burnout 3: Takedown

Peut-être pas dans l'ordre mais je reste sur PS2 avec ce jeu de course frénétique. Ma première expérience de conduite fut Gran Turismo (le premier) que j'avais beaucoup aimé. Mais ce Burnout m'a fait basculer du côté arcade de la force, la vitesse l'emportant sur la simulation. Les Need for Speed sur PS2 furent alors un très bon cru, puis les Dirt, Motorstorm et autres F1.. jusqu'à Split Second, le dernier jeu de course vraiment marquant pour moi, qui m'a fait retrouver les mêmes sensations que Burnout 3. La boucle est bouclée.

XIII le jeu vidéo

Pas grand amateur de FPS, jamais lu la BD, à peine touché au mode histoire, j'ai pourtant beaucoup joué à ce jeu. Ce fut pour ainsi dire mon Goldeneye entre potes, époque lointaine où l'on pouvait encore s'amuser sur un écran splitté. Déjà solitaire de nature, l'avènement du tout en ligne a signé pour moi la fin du jeu à plusieurs.. jusqu'à aujourd'hui où ce genre de "titres canapé" fait son grand retour, notamment grâce aux indés : Sportsfriends, Hidden in Plain Sight, Pix the Cat ou encore The Next Penelope..

Ratchet et Clank

Un humour et une animation à la Pixar, des armes loufoques, des personnages attachants.. Ces jeux m'ont fait passé de bons moments, et aussi en écran splitté d'ailleurs. C'est également une des rares séries qui a réussi sa transition de la PS2 vers la PS3, avec un très bon Crack in Time ! Et ça risque de continuer avec le reboot sur PS4 qui s'annonce d'ores et déjà magnifique.

Prince of Persia

Quand on parle d'Ubisoft, on pense forcément de nos jours à Assassin's Creed. Une superbe licence, ma première claque de la "next gen", mais que je n'arrive plus à suivre malheureusement, submergé par le rythme de sortie annuel. Non, pour moi Ubisoft a gagné mon respect avec cette fabuleuse trilogie sur PS2 des Prince of Persia (qui inspirera d'ailleurs les aventures de l'assassin). Courir sur un mur, sauter du mur, descendre un rideau avec une dague, sauter sur un trapèze, rebondir sur le mur d'en face, se projeter sur un ennemi, mourir.. remonter le temps. C'est ce contrôle absolu et la fluidité de nos actions qui font pour moi la grande force de cette série (et qui me fera aimer Mirror's Edge). Les graphismes, l'animation et l'ambiance sont pour ne rien gâcher exceptionnels. De très grands jeux.

Myst IV : Revelation

Je n'ai jamais été vraiment un joueur PC avant 2013. Certains jeux m'ont néanmoins fait passer pas mal de temps sur ce support avant cette date : Warcraft 3, la Bataille pour la terre du Milieu (les seuls jeux auxquels j'ai vraiment joué en ligne), Titan Quest et Rollercoaster Tycoon 2. Mais il y a un titre qui m'a mis une claque comme j'en ai rarement eu, c'est Myst IV. Je n'avais jamais touché à cette série jusque-là, et je n'ai d'ailleurs jamais fini cet épisode (trop dur, et il n'était pas à moi). Le peu que j'ai vu de ses graphismes (époustouflants pour l'époque) et de son ambiance m'ont cependant marqué à vie.

Resident Evil 4

Après cette brève parenthèse PC, retour sur PS2. Une époque où j'ai commencé à me renseigner sur les jeux vidéo. Et ce RE4 faisait partie des grands jeux du moment. Je n'ai jamais été attiré par les survival horror, la peur n'étant pas forcément le sentiment que j'ai le plus envie d'éprouver en jouant. Je n'ai donc jamais joué aux Resident Evil ni aux Silent Hill avant cet épisode. J'ai fini par le prendre un peu sur le tard, et ce portage Gamecube ne m'a pas déçu. Plus jeu d'action angoissant que véritable survival, ça me convenait finalement très bien comme ça. C'est aussi mon premier TPS, genre que j'affectionne plus que le FPS au final. Des titres comme Spec Ops, Binary Domain ou Vanquish en seront la confirmation, et surtout d'autres plus bas dans cette liste.

Soul Calibur 3

Mon jeu de combat préféré sur PS2, pour à peu près les mêmes raisons que Tekken 3 : un cast soigné et varié, des combats dynamiques et funs et de superbes graphismes. Il était tout aussi généreux en contenu, avec notamment son mode Chroniques de l'épée, véritable jeu dans le jeu. Chose que les jeux de combat d'aujourd'hui ont tendance à oublier (excepté les Mortal Kombat).

God of War

On continue avec une des rares séries dont j'ai fini tous les épisodes, PS2, PS3 et PSP confondus. C'est dire à quel point j'apprécie cette série, qui m'aura marqué par ses graphismes somptueux, sa mise en scène grandiloquente, ses combats de boss dantesques, son univers empreint de mythologie grec et son gameplay dynamique. Je me rends compte aussi avec le recul d'à quel point cette série est violente, parfois même gratuitement. Cela se justifie par le personnage de Kratos mais c'est quand même assez frappant. Malgré tout, ils arrivent à faire en sorte que ça passe (sûrement par l'exagération), même si j'avais vraiment peur que ce genre de scènes ne devienne trop réaliste sur PS3 à l'époque. C'est une crainte que j'ai toujours avec les rendus de plus en plus photo réaliste. God of War me conforta en tout cas dans l'idée que j'aime les beat them all, ce qui me fera jouer par la suite aux Devil May Cry, une licence que j'aime beaucoup également.

Kingdom Hearts

Série qui mélange les univers de Square Enix et de Disney. Improbable crossover qui s'est avéré une franche réussite. Devenu fan des Final Fantasy et des beat them all, cette licence avait tout pour me plaire. J'ai commencé par le second épisode, qui est devenu mon RPG préféré sur PS2 avec Final Fantasy 12. Les différents univers et personnages de Disney sont tous étonnamment bien respectés et adaptés, le jeu est très beau et pas vraiment enfantin (comme on pouvait le craindre) et le gameplay réglé aux petits oignons. C'est aussi le jeu qui m'a fait commencer la collecte des OST de jeux, à cause du thème du menu principal sur lequel je bloquais systématiquement.
La série a comme défaut de multiplier les épisodes annexes sur différents supports, le seul m'ayant marqué étant Birth by Sleep sur PSP. Le 3è épisode se fait attendre depuis 10 ans mais les images hautes en couleur dévoilées lors des E3 donnent particulièrement envie. J'ai maintenant simplement hâte de pouvoir enfin jouer au dernier chapitre de cette aventure.

Pro Evolution Soccer

Moins magique, je continue avec cette série de jeux de foot qui a marqué l'ère de la PS2, elle qui a souvent été produit culturel le plus vendu en France pendant cette génération. Un de mes premiers jeux fut Coupe du Monde 98, et ce n'est pas pour rien si ce sont sûrement les titres auxquels j'ai le plus joué sur PS2. En cause notamment, le fameux mode Ligue des Masters, qui permettait de partir de zéro avec le club de notre choix, et qui avait le bon goût de faire évoluer nos joueurs au fil des matchs à coup d'xp. Il était d'ailleurs amusant de constater que certains de ces joueurs inconnus qui devenaient forts au sein du jeu se sont plus tard révélés dans le vrai monde du football. J'ai pratiquement testé tous les jeux de sport sur cette console : golf, tennis, snooker, NFL, basket, mais de tous ceux là, c'est PES qui m'a le plus marqué. L'arrivée des nouvelles consoles a signé la fin de cet hégémonie, et j'ai comme tout le monde essayé Fifa 09. Une belle évolution, mais je ne trouvais plus ce même feeling et surtout rien ne remplaçait pour moi le mode Ligue des Masters. C'est aujourd'hui le seul jeu de sport que comporte ma ludothèque PS3, à côté d'un autre jeu de tennis..

Phoenix Wright

Deuxième parenthèse pour couper cette ère PS2 décidément bien longue, pour m'attarder un peu sur le cas des portables. Et j'attaque directement avec ma série fétiche de la Nintendo DS, voire toute console confondue : les Ace Attorney. Autre licence dont j'ai fait tous les épisodes (et certains sont très compliqués à faire, n'est-ce pas Miles Edgeworth 2 ?), ils sont tous excellents même si mes préférés restent les épisodes DS : le 3 notamment ainsi que les 2 Investigations. Que dire à part que les personnages, la narration, les rebondissements sont tous absolument géniaux ! Ce qui le démarque par rapport à d'autres visuals novels (et qui fait de celui-ci mon préféré) sont son humour et ses graphismes chatoyants, dynamiques (typés manga). J'ai bien essayé les Zero Escape et Danganronpa, et je les ai d'ailleurs beaucoup aimé ! Mais pas autant que cette série qui restera gravée dans ma mémoire de joueur, et qui m'aura d'ailleurs permis d'améliorer mon anglais. L'abandon de traduction de Capcom aura au moins eu un bon point.
Un autre jeu des créateurs de Phoenix Wright m'a aussi beaucoup marqué, il s'agit de Ghost Trick, toujours sur DS.

Mario Kart

Mon expérience des jeux de kart se résumait à Crash Team Racing, jusqu'à ce que je pose mes mains sur Mario Kart DS. J'ai alors enfin pu m'adonner aux joies du 150cc et du contre-la-montre (le nombre de fois que j'ai fait le parc Baby). L'épisode Wii m'a moins convaincu, je l'ai trouvé moins exigeant que son aîné, sans doute à cause de la suppression du fameux snaking. J'ai par contre trouvé Mario Kart 7 excellent, très beau. Le système de fantômes via streetpass pour le time trial m'a beaucoup plu et m'a fait passé beaucoup d'heures sur ce jeu. Je trouve cette série parfaite pour les portables en fait, même si l'épisode Wii U me fait de l'œil.

Tetris

J'ai joué à Tetris pour la première fois sur le tard, avec le fantastique épisode DS. Son enrobage est en effet très réussi : les musiques et niveaux de différents grands jeux de Nintendo défilent au fur et à mesure que l'on enchaîne les tetris. Le titre se montre également très généreux en terme de modes de jeux, rien que le mode puzzle m'ayant fait passer un temps fou en plus de m'apprendre à bien jouer. L'excellent site Tetrisfriends me permet aujourd'hui de continuer à doser le jeu, et à jouer contre d'autres fous de Tetris.
Mon rêve secret serait de devenir un jour aussi fort à Puyo Puyo 2 qu'à ce titre, mais je n'arrive pour le moment pas à dépasser les 5 hits..

Might and Magic Clash of Heroes

Titre annexe de la série des Might and Magic, à laquelle je n'ai jamais joué, j'ai adoré ce Clash of Heroes principalement pour sa mécanique de combat très futée. Une sorte de crossover entre Fire Emblem et Tetris, je ne pouvais qu'aimer ! C'est aussi le dernier jeu DS qui m'ait vraiment marqué.

Okami

Retour sur PS2 avec ce Zelda-like, aujourd'hui très connu, mais qui n'avait malheureusement pas rencontré le succès escompté (entraînant la fermeture du studio Clover..). Je n'avais encore fait aucun Zelda 3D, et je dois avouer que ce jeu a mis la barre très haute et a fait craché les dernières tripes de cette console. L'ambiance, les graphismes, les musiques.. à part quelques passages à vide, ce jeu m'a beaucoup marqué, et c'est un des rares qui, après l'avoir fini, m'a laissé un sentiment de vide pendant plusieurs jours, trouvant tous les autres jeux plus fades.

Shadow of the Colossus

La PS2 n'avait pas encore dit son dernier mot et me réservait encore une dernière claque. La suite spirituelle d'Ico, que je ferais plus tard, est une sorte d'ovni vidéoludique. 16 boss gigantesques qu'il faut d'abord aller chercher à dos de cheval (souvent pendant un long moment), dont il faut trouver le point faible, y accéder et donner le coup de grâce. Véritable voyage onirique où chaque combat, qui s'apparente plus à un puzzle, fait l'effet d'un choc. Je n'étais pas prêt à une telle expérience, et le jeu m'a d'ailleurs déçu la première fois que je l'ai fini. Ce jeu n'est en fait pas un jeu comme les autres, et il faut donc y jouer avec un regard différent. J'ai compris cela lors de ma deuxième partie.
Ces deux jeux réalisés par la Team Ico ont inspiré de nombreux développeurs à considérer les jeux vidéo sous un autre angle, et de nombreux titres catégorisés comme poétiques ont fait leur apparition depuis, certains avec succès (comme Brothers : A Tale of Two Sons) voire d'autres qui méritent d'apparaître dans cette liste plus bas. Mais produire ce genre de jeux n'est pas donné à tout le monde, et les maîtres du genre vont revenir avec The Last Guardian, qui va je l'espère nous remettre la même claque que son aîné vieux de 10 ans déjà.

Valkyrie Profile : Lenneth

On continue avec la PSP, qui a pour moi accueilli les meilleurs RPG sur console portable : Crisis Core, Birth by Sleep, et sûrement mon RPG préféré toute console confondue : Valkyrie Profile. Jeu qui était sorti d'abord sur Playstation mais qui n'a jamais vu le jour en Europe, il nous est finalement parvenu bien plus tard sur PSP avec quelques ajouts (à l'image de Chrono Trigger qui aura attendu la DS pour arriver chez nous). On y dirige une valkyrie envoyée par Odin récupérer des âmes de guerrier sur terre en prévision du Ragnarok. Une nouvelle fois, la mythologie - cette fois nordique - fait mouche dans mon cœur de joueur. Mais il y a bien plus que ça. Chaque guerrier que nous "recrutons" possède son histoire, qui nous narre ses derniers instants de vie avant sa mort, souvent tragique. Ces scènes sont toutes très bien écrites et renforcent notre empathie envers chaque personnage. Affection que l'on doit mettre de côté au moment de choisir un guerrier à envoyer au Valhalla en fin de chapitre, nous privant définitivement de ce personnage pour le reste du jeu, véritable crève cœur.. Cette narration et l'histoire dans sa globalité captivent jusqu'aux dénouements finaux. Car oui il y a plusieurs fins, et c'est un des rares jeux auquel je me suis autant investi pour assister à la vraie fin, et ça en vaut largement la peine. Mais je n'ai pas encore parlé de son système de combat, qui est pour moi le meilleur système jamais inventé ! Et de ses musiques faites par Motoi Sakuraba, qui signe pour moi une des plus belles OST de jeux (et un thème de victoire bien plus classe que celui de Final Fantasy, il fallait le faire !). Bref.. je ne veux pas faire trop long mais en résumé, c'est une véritable perle, une perfection de RPG.

Locoroco / Patapon

Je mets ces deux jeux ensemble car elles provoquent chez moi le même effet : elles me mettent un grand sourire aux lèvres ! Dans l'un, on dirige des sortes de slimes dans un monde gluant, en penchant à gauche et à droite le monde en question (ce qui inspirera de nombreux jeux), dans l'autre, on dirige une armée de figures en noir, leur donnant des ordres en tapant des commandes en rythme. Ces deux séries ont en commun d'avoir un univers loufoque et des musiques décalées mais géniales. 2 pépites de la PSP à n'en pas douter.

Silent Hill Shattered Memories

J''ai apprécié beaucoup de jeux sur Wii : Mario Galaxy, Last Story, Xenoblade, Fragile Dreams et autres Pandora's Tower.. mais ce Silent Hill est sans doute celui qui m'a le plus marqué, se retrouvant donc seul jeu Wii de cette liste. Je n'y ai pourtant que très peu joué, l'histoire m'intéressant plus que les séquences de poursuite (trop stressantes, et un peu mal foutues). J'ai donc regardé d'autres gens y jouer devant moi. En fait, ce sont surtout les phases chez le psychologue et la fin, qui m'a retourné le cerveau, dont je me souviens le plus. C'est donc le seul Silent Hill que je connais véritablement, et bien que je sache qu'il y a d'autres épisodes très réputés, notamment le 2è, je ne pense pas m'y attarder pour le moment (sauf si quelqu'un joue pour moi !).

Street Fighter IV

On attaque la génération PS3 (oui, je suis resté fidèle à la Playstation même si je ne suis pas pro-Sony), avec le jeu auquel j'ai le plus joué sur cette console. Surprenant, car jusqu'alors je n'avais jamais été un grand fanatique des jeux de combat. Ce sont les vidéos de Ken Bogard qui m'auront fait comprendre l'intérêt du versus fighting et transmis le virus, tout du moins pour Street Fighter IV (et Puyo Puyo du coup). C'est ainsi le premier jeu de combat auquel j'ai joué un minimum sérieusement, en ligne, et toujours maintenant sur Steam. Je n'ai pas lâché Ryu depuis la version vanilla comme je voulais apprendre avec un perso basique, je ne maîtrise donc vraiment que ce personnage. Et si je continue encore aujourd'hui à y jouer, c'est pour ressentir toute cette adversité, cette stratégie et ces moments brefs de tension, de joie ou de frustration, que je retrouve en pratiquant du sport. J'ai tenté d'autres séries avec KOF 13 ou bien Marvel vs Capcom 3, mais ça demande vraiment trop de temps de s'investir autant dans plusieurs jeux de combat. J'attends donc maintenant la sortie de Street Fighter V.

Heavy Rain

Maintenant friand d'expériences différentes, je me suis fortement intéressé à ce film interactif dès son annonce. Une fois en main, le jeu m'a accroché jusqu'à la fin en me faisant passer par toutes les émotions, et en me mettant face à des choix cornéliens. Je n'ai pas du tout été déçu du manque de "jeu" car je savais à quoi m'attendre, et le scénario m'a beaucoup plu, ce qui en a fait un de mes gros coups de cœur sur PS3. Quantic Dream est devenu dès lors un studio dont j'attends chaque jeu, et même si j'ai moins apprécié Beyond, j'espère qu'ils continueront à créer ce genre d'ovnis, trop rares dans le paysage vidéoludique.

Top Spin

J'ai toujours été un grand fan de jeux de tennis, appréciant beaucoup ce sport. Les Virtua Tennis, Smash Court, Top Spin, Mario Tennis.. je les ai tous tenté et apprécié chacun d'entre eux, mais il leur manquait de l'exigence à mon goût. C'est l'arrivée de Top Spin 3 sur PS3 qui a mis tout le monde d'accord pour moi, trouvant enfin le réalisme que j'attendais. Top Spin 4 plus tard enfonça le clou, et je désespère aujourd'hui de voir un nouvel épisode arriver.

Uncharted 2

Nouvelle licence sûrement la plus populaire sur PS3, rip-off de Tomb Raider au masculin, ce sont des jeux qui misent en fait bien plus sur la mise en scène et le spectacle que cette dernière. Le premier épisode, que j'ai trouvé simplement bon, posa néanmoins les bases de ce qu'allait devenir la série. Uncharted 2 vint alors, et ce fut pour moi comme de nombreux autres joueurs une claque monumentale, montrant une nouvelle fois tout le savoir faire du studio Naughty Dog (dont j'ai malheureusement raté les Jak). Le troisième épisode fut dans la continuité donc très bon, mais moins marquant forcément comme je commençais à sentir venir toutes les ficelles. C'est d'ailleurs une série qui m'a fait arrêter de regarder les trailers de 15 minutes, qui dévoilent les débuts ou séquences marquantes d'un jeu, et qui m'ont en partie gâché la surprise de ces épisodes. Je ne ferais pas la même erreur pour le dernier coup que nous préparait Naughty Dog pour la fin de la PS3..
MAJ : Naughty Dog a malheureusement cédé à l'appel de faire un quatrième Uncharted sur PS4. Il ne m'a pas autant marqué que le 2 mais reste une bonne conclusion à cette saga.

Les jeux de rythme

Petite parenthèse pour revenir sur un type de jeux que j'affectionne tout particulièrement. Passion qui a commencé (de mémoire) avec la DS et la série des Ouendan, j'ai ensuite tenté de jouer à tous les jeux de rythme imaginables que je pouvais trouver : les Taiko no Tatsujin, DDR, Guitar Hero, Gitaroo-Man, Rhythm Paradise, Superbeat Xonic et Theatrhythm. Sûrement aidé par le fait que j'ai pratiqué de la guitare depuis petit, j'ai pratiquement fini entièrement tous ces titres, qui sont au passage un excellent moyen d'apprendre le sens du rythme (comme le démontre cet épisode de la très bonne chronique After Bit). La série des Rhythm Paradise est sûrement celle que je préfère, pour son humour décalé et son exigence pour avoir tous les perfect !

The Witcher 2 / Mass Effect 2

Ok, ces deux séries, l'une médiévale fantastique, l'autre SF, n'ont quasiment rien à voir, bien qu'elles aient chacune repoussées les limites de leurs genres respectifs. Elles démontrent néanmoins très bien le déclin des RPG japonais et la maîtrise des studios occidentaux sur la génération PS3 (bon.. je parle de PS3 mais j'ai fait ces deux licences sur PC). C'est ainsi une génération où j'ai commencé à autant aimé (voire plus) les RPG occidentaux à leurs confrères japonais (ma période manga étant passée peut-être). Le choc entre des univers sombres et matures, contre des univers féériques et niais (pour résumer largement, car Valkyrie Profile en est un parfait contre exemple). The Witcher et Mass Effect représentent donc à merveille une transition dans ma vie de joueur, commençant notamment à jouer sur PC. J'ai débuté - à peu près à la même période - avec le second épisode pour chacun (hérésie !), que j'ai adoré. Je n'ai jamais vraiment touché aux premiers, par manque de temps, et difficile de revenir en arrière. Je suis ensuite complètement passé à côté de Mass Effect 3, ne faisant que le début. J'ai par contre attendu The Witcher 3 farouchement, et je suis d'ailleurs encore dessus au moment où j'écris ces lignes. J'aimerais les finir tous les deux un jour, même si j'ai de moins en moins le temps de faire des jeux si longs !

Nier

Ce jeu est le parfait exemple de la stagnation des jeux japonais entre la PS2 et la PS3 d'un point de vue technique. Difficile en effet de croire que Nier est bien un jeu PS3. Mais ce qu'on perd en technique, on le gagne ici en maturité et en narration. Je n'ai malheureusement jamais fini ce jeu, faisant partie de ma longue liste To Do, mais l'histoire (pour me l'être un peu spoilée) et ses plusieurs fins est juste extraordinaire. Ce n'est cependant pas pour ça que ce jeu m'a marqué. Je l'ai en effet découvert dans un magazine : Role Playing Game, et notamment dans la section que je préférais : les reviews d'OST. Nier a alors grandement attiré ma curiosité avec sa note pharaonique de 1000%, seul jeu qui ait jamais dépassé les 100%. Je me suis alors empressé d'écouter cette fameuse OST, que l'on doit à Keiichi Okabe, et elle est alors devenue une de mes OST préférées de tous les temps (voire ma préférée). C'est ainsi un des rares jeux dont j'ai écouté les morceaux avant même d'y jouer, et ce fut d'ailleurs un plaisir de les réentendre ingame.
EDIT : après 2 années laissé de c ôté, j'ai fini le jeu ! Et je peux maintenant dire que sa réputation (de niche) n'est pas surfaite. Le titre donne un sentiment amer une fois atteint sa première fin mais dévoile son véritable sens dans son new game+. Et je ne vais pas en dire plus que ce qu'il y a marqué sur la boite du jeu : "les apparences sont souvent trompeuses...". Bien sûr, le titre a des défauts : sa technique, ses décors qu'on visite chacun plusieurs fois, sa difficulté mal dosée (trop facile en normal, aberrante en difficile).. on se rend bien compte que les créateurs ont eu un budget étriqué.. Même si ça n'excuse rien, ils nous ont délivré une vraie vision d'auteur, un jeu fait avec le coeur. Ce n'est donc pas le grand jeu que j'espérais mais ce fut une très bonne expérience ! J'attends maintenant Nier Automata.

Asura's Wrath

J'ai dit plus haut que ma phase manga était révolue, pourtant ce jeu est sûrement ce qui se rapproche le plus d'un anime interactif ! Toujours curieux d'essayer de nouvelles expériences, ce Asura m'a fortement intrigué et m'a mis une nouvelle claque. Une sorte de mix entre God of War, Heavy Rain et Dragon Ball, avec une mise en scène encore plus titanesque que ce premier, complètement folle, mais un gameplay bien moins intéressant comme c'est rempli de QTE. Difficile de décrocher jusqu'à la fin cependant, emporté par cette quête de vengeance d'Asura, et sublimé par des magnifiques musiques.

Catherine

Encore une autre "expérience" japonaise sur PS3, qui malgré leur retard technique ont au moins le mérite de produire des jeux totalement inattendus. Assez fan des Shin Megami Tensei (notamment des Persona), j'attendais forcément ce jeu décrit comme un "puzzle game, dans une ambiance horrifique romantique". On y incarne en effet un personnage qui mène une vie tranquille avec sa petite amie Katherine, jusqu'à l'apparition d'une mystérieuse femme nommée Catherine. Pris entre deux feux, perdu entre rêve et réalité, Vincent va devoir choisir entre ces 2 voies, mais d'abord affronter ses cauchemars, synonymes de phases de puzzle (bien ardues sur la fin). Sauf que ce choix, c'est nous qui le faisons, notamment en répondant à des quizz sur ce que l'on pense du couple (à la fin de ces cauchemars). Ce jeu nous pousse ainsi à réfléchir sur notre conception des relations amoureuses, les différentes fins nous montrant alors quel serait notre chemin de prédilection. Une expérience véritablement marquante. Et les musiques de Shoji Meguro bien sûr !

Portal 2

Sûrement un de mes jeux préférés de la génération PS3, qui allie casse-têtes très intelligents et humour digne des jeux Lucas Art. Ce second épisode apporte comme nouveautés une mise en scène grandiose et un sentiment de gigantisme, d'être réellement une souris de laboratoire perdue dans des salles immenses (tellement qu'il est souvent plus difficile de trouver où aller que de résoudre les puzzles). Les musiques et les doublages sont toujours aussi classes, et l'histoire réserve quelques rebondissements vraiment bien sentis. Bref.. un vrai coup de cœur !

Journey

Enlevez tout le gameplay d'un Shadow of the Colossus et n'en gardez que le voyage.. voici Journey. 2h de pure contemplation, de claque graphique et musicale constante (merci Austin Wintory), jusqu'à l'apothéose finale (qui est d'ailleurs le nom de la dernière piste). Après Flow et surtout Flower, ThatGameCompany a fini de me conquérir avec ce titre somptueux, et je suivrai avec attention leurs prochains travaux.

Metal Gear Rising Revengeance

On enlève cette fois toute la poésie d'un Journey et on y ajoute un gameplay nerveux et tranchant, ainsi qu'une OST qui tabasse, et voilà un de mes beat them all préféré sur PS3. La saga Metal Gear Solid n'a plus besoin d'être présentée, c'est pourtant une des grandes licences qui manque à ma culture vidéoludique. J'ai eu le 4è épisode en même temps que la PS3 mais je ne pense pas que ça soit le meilleur pour commencer la série, il ne m'a d'ailleurs pas laisser un souvenir impérissable. Je vais donc faire hurler les fans en disant en toute franchise que Revengeance est mon Metal Gear favori, en attendant que je rattrape mon retard, un jour peut-être.

To the Moon

Un des rares jeux qui m'ait fait couler ma petite larmichette, To the Moon est une sorte de film interactif en 2D, fait sur RPG Maker. Je remarque que c'est le premier "petit" jeu indépendant de cette liste, alors que pas mal d'autres m'ont marqué : les classiques World of Goo, Braid, Limbo, Super Meat Boy.. To the Moon a peut-être l'avantage d'être un peu plus récent (je m'en souviens donc mieux), en plus de m'avoir touché personnellement. On y dirige en effet 2 scientifiques qui vont remonter la mémoire d'une personne mourante, afin qu'elle "parte" avec un souvenir heureux. Pitch de départ déjà très triste, cette histoire nous réserve beaucoup de passages que les moins sensibles qualifient de tire-larme (la musique aidant). Malgré cela et le gameplay inexistant, ça a fonctionné sur moi et ce jeu m'a beaucoup ému. Je ferais plus tard A Bird Story du même créateur, moins marquant, mais annonciateur d'un nouveau titre sans doute plus long et ambitieux que ce dernier.

Super Hexagon

Petit jeu de réflexe tout bête et psychédélique, je l'ai un jour récupéré dans un Humble Bundle Mobile et il n'a plus jamais quitté mon téléphone depuis. C'est un de ces titres qui paraît impossible la première fois qu'on y joue, et qui nous procure un immense sentiment de satisfaction à chaque palier franchi, et surtout une fois fini. Le même sentiment que j'ai eu en jouant à The Impossible Game. Ce jeu de Terry Cavanagh reste cependant pour moi au-dessus, en terme de dynamisme et de couleurs, et surtout grâce à ses musiques très nerveuses signées Chipzel.

The Last of Us + Left Behind

Naughty Dog a frappé un grand coup pour la fin de vie de la PS3 : ils ont tout simplement créé l'ultime jeu AAA de cette génération, une sorte de best of de toute les mécaniques les plus répandues du jeu d'action, en plus maîtrisée, et avec une narration bien au-dessus des autres blockbusters. Ce jeu fait en plus cracher les dernières tripes de la console, à tel point que ma PS3 Fat rendit l'âme (c'était en plein été il faut dire..). J'ai heureusement pu le finir sur sa remplaçante (slim), et la fin de ce jeu est sûrement l'une des plus intelligentes que je n'ai jamais vue, me laissant complètement pantois devant mon écran. L'introduction du jeu fait d'ailleurs le même effet et est sûrement l'une des meilleures intro de jeux avec Ori and the Blind Forest. Je n'ai pas envie de dire que c'est le meilleur jeu de cette génération (car ça n'a pas vraiment de sens je trouve), mais c'est sûrement le meilleur jeu d'action/aventure (avec pas mal de moments de tension). Un des jeux qui m'a le plus marqué sur PS3, sans doute car c'est un de ses derniers gros jeux (avec Beyond).

Hearthstone

Encore une fois, on va peut-être crier au scandale que le seul jeu Blizzard présent dans cette liste soit leur jeu de cartes. Non, il n'y aura sans doute jamais de Diablo, Warcraft ni Starcraft (bien que Warcraft 3 m'ait fait passé du bon temps tout de même). Hearthstone m'a marqué (et j'y joue toujours maintenant, fin 2015) car j'ai toujours aimé les jeux de carte. Petit, j'ai en effet collectionné comme pas mal d'enfants les cartes Pokemon, Digimon, Magic et Yu-Gi-Oh, le seul auquel j'ai un tantinet joué étant Magic. Ai-je mentionné aussi que j'avais des jeux Yu-Gi-Oh sur Gameboy et GBA ? .. Oui j'aime ce genre de jeux, qui implique une nouvelle fois adversité et stratégie. Et Hearthstone est un peu pour moi le jeu de cartes ultime : gratuit donc beaucoup de joueurs actifs, très bien fini, accessible mais profond. C'est sûr, il y a un facteur aléatoire assez présent (comme tout jeu de cartes), mais il y a moyen de limiter son impact en pensant à toutes les éventualités, et c'est aussi pour ces moments-là que l'on joue : des retournements de situation improbables et inespérés. Et Hearthstone en est rempli. Pour ne rien gâcher, Blizzard met à jour le jeu régulièrement, ajoutant des nouvelles cartes, du contenu solo et dernièrement le très prometteur "Tavern Brawl". Le parfait modèle de free-to-play pour ma part, ayant toujours réussi à tout débloquer sans dépenser un centime, et sans jamais avoir ressenti de contraintes. Les quêtes journalières et l'arène (mon mode préféré au passage) me suffisent amplement à gagner de l'argent de jeu.

Soul Sacrifice

Aaah, enfin un jeu PS Vita ! Il faut dire aujourd'hui que cette console est complètement abandonnée en terme de "gros" jeux. Les Uncharted, Killzone et Gravity Rush ont pourtant su nous montrer à ses débuts qu'elle en avait dans le ventre, nous faisant espérer pour la suite. Malheureusement, ses mauvaises ventes et l'arrivée de la PS4 l'ont mis en second plan, la laissant pratiquement aux seules mains des indépendants. Attention, je ne dis pas que c'est pas cool de jouer à Isaac Rebirth ou Sound Shapes dans le métro, c'est juste dommage que Sony ne prévoit plus rien dessus..
Avant cela, des jeux auront au moins eu le temps de me marquer sur cette machine, comme Danganronpa, Last Reward (qui existe sur 3DS aussi) et le magnifique Tearaway. Il y en a un qui se détache cependant du lot pour moi, c'est Soul Sacrifice. Et pourtant, qu'est-ce que j'ai du mal avec Monster Hunter ! J'aime bien les jeux exigeants pourtant, comme Dark Souls, mais je trouve Monster Hunter trop exigeant dans la préparation des combats en fait (plus que dans le gameplay), en plus de trouver le jeu trop lent. J'ai donc essayé d'autres MH-like, comme God Eater (et sa fabuleuse OST), mais sans succès. Ce fut alors le tour de Soul Sacrifice, qui balaya alors toutes les choses que je n'aime pas dans Monster Hunter : le jeu est bien plus nerveux et exit la phase de village interminable pour avoir une vraie histoire à la place. La narration et le doublage sont en plus merveilleux dans ce titre, le texte apparaissant au fur et à mesure, et du plus bel effet, dans les pages d'un livre (qui parle). Il existe d'ailleurs un glossaire dans le jeu qui raconte l'histoire de tous les monstres et niveaux du jeu (oui, l'histoire d'un niveau !). Et ce sont pour moi des leçons d'écriture : en seulement quelques pages, on ressent de la tristesse et de la culpabilité pour le monstre que l'on doit tuer par la suite. Et la musique qui accompagne ces pages est juste sublime. La preuve par l'exemple.

The Binding of Isaac: Rebirth

Je viens de parler de ce jeu dans le paragraphe précédent et ai joué au premier Binding of Isaac à l'époque et pourtant, j'ai attendu que cet épisode arrive sur 3DS pour enfin l'ajouter à cette liste (alors que j'y joue toujours sur Vita). Et cela s'explique par le fait que je sais enfin jouer à ce jeu.
Binding of Isaac est souvent considéré comme un des meilleurs jeux indépendants et comme un - voire le meilleur - rogue-like. Un jeu bourré de références malignes, hommage aux vieux Zelda dans son visuel, il n'appartient pourtant à aucune vraie catégorie de jeux. Au mieux pourrait-on dire que c'est un jeu d'action, mais avec un gameplay qui se renouvelle constamment. Chaque nouvelle partie nous met en effet face à un nouveau dongeon rempli d'étages et d'items générés aléatoirement. Notre personnage peut ainsi très vite devenir une machine à tuer ou bien se retrouver sans défense face à des monstres de plus en plus forts.
Et c'est ce point particulier qui m'a empêché d'apprécier pleinement ce jeu jusqu'à présent. Le gameplay en lui-même n'est en effet pas particulièrement difficile, mais il faut acquérir une certaine connaissance du jeu pour en profiter. Entre les items, les pilules, les cartes, les trinkets, les runes etc.. c'est plus de 500 objets qu'il faut connaître par coeur car il n'y a aucune explication en jeu. Sans compter les patterns des monstres (plus classique déjà), les spécificités de chaque étage, les objets voire les combinaisons d'objets qui peuvent avoir un effet bénéfique ou néfaste. Les possibilités et la durée de vie du jeu sont potentiellement infinies.
Il y a tellement de choses à découvrir dans ce jeu qu'il est quasiment impossible de tout découvrir par soi-même, nous contraignant à avoir internet à côté si l'on veut réellement progresser (autant dire que c'est compliqué dans le métro). Un point regrettable et qui peut en décourager certains (cela a failli être mon cas), mais jouissif une fois que l'on acquiert cette connaissance. Je n'ai pas non plus encore mentionné l'ambiance du jeu, teinté de religion et légèrement malsaine, qui ne se retrouve dans aucun autre jeu, ni sa bande originale parfaitement en adéquation d'ailleurs, mais ça commencerait à faire trop long.. En résumé : Binding of Isaac est vraiment un jeu à part qui a créé son propre genre.

Ori and the Blind Forest

Une apparition peu surprenante car cité de nombreuses fois parmi les jeux de l'année 2015, Ori est tout simplement un petit bijou. Des graphismes somptueux dans un style pictural en 2.5D, des musiques magnifiques (sûrement la meilleure OST orchestrale de l'année) et un gameplay qui répond au poil. Tout dans la forme respire le travail bien fait et le sens du détail. Le fond est un peu en retrait avec une histoire classique, qui se laisse suivre, mais une narration et un sens du rythme maîtrisés. L'introduction du jeu notamment est fabuleuse ! Les combats ne sont en revanche pas très palpitants, l'accent étant mis sur la plateforme (ce qui n'est pas un mal). Une sorte de Die & Retry à la Super Meat Boy au sein d'un metroidvania. Clairement un des mes, sinon mon jeu de l'année.

Les ovnis Her Story et Undertale (+ The Stanley Parable et The Beginner's Guide)

Deux jeux pas vraiment comparables dans leur style mais que j'ai finis coup sur coup. 2 pépites qui ont en commun d'avoir été faits (en grande partie) par une seule personne, et qui bousculent les codes du jeu vidéo. Her Story s'ouvre sur un bureau windows 95 et tout ce que vous pouvez faire est visionner les témoignages vidéos d'une femme en les cherchant via des mots clés (mots que l'on devine au fur et à mesure des vidéos). On finit alors par en connaître plus sur son histoire, pourquoi elle se retrouve à témoigner devant la police et petit à petit retracer tout son parcours et les liens qu'elle a tissés. Je me suis complètement immergé dans cette expérience, prenant des notes pour chercher à comprendre ce qui s'est passé.. Le fin mot de l'histoire m'a surpris, dans le sens où il n'y a pas vraiment de fin. On peut s'arrêter quand on le souhaite, nous laissant libre cours d'interpréter le pourquoi du comment selon les indices que l'on a pu glâner dans chaque vidéo. Un super concept, et aussi un jeu d'actrice génial !
Quant à Undertale.. Difficile d'échapper à son raz-de-marée tant sa communauté est bruyante. Mais malgré tout ce que je pouvais en attendre, le jeu a quand même réussi à me mettre une petite baffe. En effet inspiré d'Earthbound (que je n'ai jamais fait), il brise quasiment tous les codes du RPG japonais. Comme pour Nier, il y a quelques défauts qui auraient dû être rédhibitoires. Mais toutes ses idées géniales, son écriture, les émotions qu'il véhicule m'ont fait oublier le reste et m'ont transporté jusqu'à une des fins. Les révélations et les combats de boss finaux ont fini de me convaincre de tout le génie de ce jeu, que je range aux côtés de mes grandes expériences vidéoludiques. Et que dire des musiques.. à part que je comprends pourquoi il y autant de remix de ce jeu !
Et juste un petit mot sur Stanley Parable et Beginner's Guide, qui sont aussi 2 petits bijoux mais m'ayant juste un peu moins marqué. Je ne m'en souviens en effet plus trop (ça fait longtemps il faut dire), car ce sont des jeux assez narratifs. Je me souviens simplement avoir ressenti beaucoup d'émotion dans chacun de ces titres.

The Witcher 3 + Blood and Wine

Ça y est, j'ai enfin fini ce jeu ! (et la très bonne extension est en cours). C'est le 1er vrai RPG (voire jeu) à monde ouvert que je termine, n'ayant jamais vu le bout d'un Elder Scrolls ou autres jeux du genre. Cela m'aura pris presque une année et 70h mais je ne regrette pas de m'être accroché, tout comme pour le 2è épisode. Que dire à part que c'est une claque constante, une vraie aventure avec des quêtes très bien écrites (même annexes) et des personnages tous intéressants. Tout n'est cependant pas excellent. Les combats sont agréables mais manquent un peu de stratégie, sont parfois brouillons et deviennent répétitifs. On dépend aussi un peu trop de l'interface à mon goût (heureusement compensé par certains mods). Il reste malgré tout un très bon jeu à mes yeux mais ce n'est pas encore la révolution du monde ouvert que j'attends. Le test de Factornews correspond en fait parfaitement à mon ressenti : "solidement attaché [...] à une structure de jeu hérité de l'open world AAA, The Witcher 3 ne révolutionne rien. C'est clairement ce qui se fait de mieux dans le genre, mais au prix de défauts caractéristiques."
Je pense que mon openworld rêvé combinerait la richesse et la narration d'un Witcher 3, le sentiment de grandeur et la simplicité d'un Shadow of the Colossus, et une interface in-game à la L.A. Noire, ainsi qu'un gameplay plus nerveux et plus stratégique. Et aussi, un terrain de jeu pas forcément immense mais varié et avec des interactions (je trouve cette mode de faire des terrains de plus en plus grands ridicule). Le futur Horizon: Zero Dawn a l'air de se rapprocher un peu plus de ma vision et semble bien parti pour rejoindre cette liste s'il tient toutes ses promesses.

Dark Souls

Un jeu que j'ai envie de mettre en avant pour la portée qu'il a eu dans l'industrie du jeu vidéo. Au moment où tous les AAA nous prenaient par la main, la série des Souls est arrivée et a mis un coup de pied dans la fourmilière, inspirant nombre de jeux indépendants. De mon côté, je n'ai fini que Dark Souls, et plutôt récemment après avoir vu de nombreux speedruns. Et heureusement car je n'aurais sûrement jamais pu le finir sans regarder de soluce, ce qui est pour moi assez rédhibitoire. Je n'ai jamais été trop attiré non plus par cette DA tristoune et ce scénario cryptique. C'est surtout ce gameplay exigeant et ces combats de boss qui m'ont donné envie de continuer (si seulement The Witcher 3 avait le même gameplay..). Ce n'est donc pas vraiment ma série préférée, surtout qu'ils ont un peu trop tiré sur la corde je trouve (j'ai d'ailleurs du mal à finir Bloodborne), mais elle me marquera sûrement à vie, comme de nombreux joueurs.

Rocket League

Des voitures.. qui jouent au foot. Un concept génial. Du fun en barre. Mon jeu quand je m'ennuie. Mon jeu entre potes. Et enfin le succès que méritait Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars.

- David Fonteix -